EM – Sous-marins du groupe naval : l’assaut à couper le souffle de l’Australie

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Vincent Lamigeon

le 15 septembre 2021 à 18h17

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Canberra va se résoudre à abroger le « Traité du siècle » de l’Australie pour 12 sous-marins d’attaque en faveur d’un partenariat avec les États-Unis et le Royaume-Uni sur les sous-marins nucléaires. Une gifle monumentale pour la France.

C’est un coup à couper le souffle que personne en France n’a vu venir. Un coup de Trafalgar qui mettra des années à Naval Group à se remettre. L’Australie devrait annoncer ce mercredi soir l’annulation du “Traité du siècle” paraphé en 2016 pour Canberra pour l’achat de 12 sous-marins d’attaque du Naval Group à propulsion conventionnelle pour un montant estimé à 50 milliards de dollars. Selon la presse australienne, l’Australie cherche à travailler avec les États-Unis et le Royaume-Uni qui lui permettraient d’acquérir des sous-marins nucléaires. L’information divulguée à la presse australienne mercredi 15 septembre a confirmé les défis d’une très bonne source. Interrogé, Naval Group n’a pas commenté. Le bureau de Florence Parly n’était pas joignable au moment de la fermeture de ces lignes.

Dans le camp français, l’incompréhension est totale. Ces derniers jours, plusieurs sources interrogées par Challenges ont exprimé leur optimisme quant à la signature de la prochaine phase du contrat, appelée Core Work Scope 2 (CWS2). On espérait qu’un accord serait trouvé avant la fin septembre, date limite fixée par le Premier ministre australien Scott Morrison lors de sa visite à Emmanuel Macron le 15 juin. Le 30 août, les ministres Jean-Yves le Drian (Affaires étrangères) et Florence Parly Pierre-Eric Pommellet, PDG de Naval Group, avaient envoyé plusieurs signaux forts ces derniers mois. Il s’est envolé pour l’Australie en plein confinement en février et a passé deux semaines en quarantaine (une là-bas et une autre à son retour en France) pour rencontrer quatre ministres à Canberra. Pommellet avait signé l’engagement du groupe à dépenser 60 % de la valeur du contrat en Australie et confirmé la création de 1700 emplois localement d’ici 2028. Depuis, le grand patron a fait le ménage dans les équipes, sauf notamment le directeur du programme d’attaque Jean- Michel Billig, dont le chef revendiqué par la défense australienne a été remplacé par la Franco-Australienne Lilian Braylé.

Ces efforts auront donc été vains. Canberra envoie son partenariat stratégique avec Paris à Waltz pour épouser Washington et Londres. Dans quel projet exactement ? Le président américain Joe Biden doit annoncer les détails lors d’un briefing à la Maison Blanche prévu à 17 heures, heure de Washington (23 heures KST), dont le sujet annoncé est pour le moins “Initiative de sécurité nationale”.

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