BELGIQUE: Formation fédérale: un gouvernement sans la N-VA « n’est pas sur la table pour le moment », insiste Joachim Coens (CD&V)

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De nouvelles élections n’offriraient pas la solution au blocage politique actuel, a déclaré Joachim Coens dans l’émission « De Ochtend » sur Radio 1 (VRT), samedi matin.

Le CD&V semble par ailleurs s’accrocher à l’idée d’un prochain gouvernement fédéral dont devrait faire partie la N-VA. Il écarte donc à nouveau la possibilité d’une « Vivaldi » ou « coalition progressiste » sans les nationalistes flamands, pourtant encore suggérée ce samedi matin dans la presse par l’écologiste flamand Kristof Calvo.

Cette alternative, cette « coalition Vivaldi » (avec les socialistes, les libéraux, les verts et le CD&V, mais sans la N-VA) « n’est pas vraiment sur la table en ce moment » indique le président du CD&V. « Vivaldi reste un compositeur, jusqu’à aujourd’hui« . Autrement dit, pas question de négocier sans le premier parti du pays.

Une « gueule de bois » de Saint Valentin à cause du PS

Interrogé sur la mission menée par Koen Geens, il explique : « À la table (des négociations), les gens parlaient sérieusement« , insiste le président des chrétiens démocrates flamands. « Afin de relever les grands défis et pour la stabilité du pays, nous devons avoir des majorités dans les deux groupes linguistiques« , dit-il. Pour avoir une majorité du côté flamand, la N-VA doit être au sein du gouvernement fédéral.

Joachim Coens explique que le parti a vécu la Saint-Valentin avec la gueule de bois, alors que Koen Geens a dû jeter l’éponge comme informateur après les déclarations de Paul Magnette sur son rejet d’un gouvernement PS-N-VA.

Le président du CD&V, Joachim Coens, s’est dit déçu par le PS. « Quand est venu le temps de s’embrasser, il s’est enfui« , a déclaré Joachim Coens. La déception est grande vis-à-vis des socialistes francophones : « La confiance a été endommagée, nous n’avons pas l’envie d’aller plus loin, d’essayer encore« .

Retourner aux urnes ? « Pas une solution »

Le président du parti veut maintenant « obtenir » la démission de Geens, et attendre de voir ce que le roi décidera. Mais pour lui, les élections ne sont « pas une solution ». Pour le démocrate chrétien, il pourrait éventuellement y avoir un gouvernement provisoire autour de thèmes tels que le déficit budgétaire, mais aussi « autour des allocations, du pouvoir d’achat, du climat, de la sécurité et des soins de santé« .

« Mais si l’on estime que cela ne devrait pas se faire avec des majorités dans les deux groupes linguistiques, je le regrette profondément. C’est la responsabilité des partis« .

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