« Ce n’est pas moi ! » : Jacques Rançon nie fermement toute implication dans la mort d’Isabelle Mesnage

0
3

Jacques Rançon, surnommé le « meurtrier de la gare de Perpignan », est jugé depuis mardi pour le viol et le meurtre d’Isabelle Mesnage en 1986 dans la Somme. Ce vendredi, il a été longuement interrogé par la cour d’assises.

le le verdict est attendu samedi prochain dans le procès de Jacques Rançon devant les assises de la Somme. Picard, 61 ans, qui avait déjà été condamné à la réclusion à perpétuité pour le viol et le meurtre de deux jeunes femmes à Perpignan en 1997 et 1998, est jugé depuis mardi à Amiens pour le viol et le meurtre d’Isabelle Mesnage. Cet informaticien de 20 ans a été retrouvé mort à Cachy, près de Villers-Bretonneux, en juillet 1986.

Ce vendredi, une grande partie de la journée a été dominée par l’interrogatoire du suspect. Et Jacques Rançon a démenti haut et fort son implication dans ce cas.

« Ce n’est pas moi ! »

Nous avions à peine entendu la voix de Jacques Rançon depuis le début du procès. Mais Jacques Rançon le Taiseux, l’homme de peu de mots, s’est en quelque sorte révolté.

« Ce n’est pas moi. » Il a répété cette phrase une bonne dizaine de fois dans l’assistance. « Ce n’est pas moi : en 1986 je n’étais pas un tueur à gages. » Donc, « Pourquoi as-tu avoué ? », demande le président de la cour d’assises. « Les gendarmes me mettent la pression. J’ai finalement dit ce qu’ils voulaient entendre. Je suis désolé maintenant, parce que je vois que ça va très loin. »

« Peu importe à quel point tu insistes, je ne te dirai pas que c’est moi, parce que ce n’est pas moi ! Alors calme-toi ! »

Didier Seban, l’un des avocats de la famille de la victime, l’interroge sur ses précédentes agressions, commises à moins de deux kilomètres d’où a été retrouvée Isabelle Mesnage. Il l’interroge également sur les similitudes entre les mutilations subies par Isabelle Mesnage et celles de Mokhataria Chaïb et Marie-Hélène Gonzalès, les victimes de Perpignan.

Et voici Jacques Raçon de ses gonds : « Peu importe à quel point tu insistes, je ne te dirai pas que c’est moi, parce que ce n’est pas moi ! Alors calme-toi ! »

Un de ses avocats lui demande pourquoi il est en colère. Jacques Rançon lui répond qu’il doit se défendre. : « Je ne vois pas pourquoi je ne devrais pas dire la vérité, _J’ai déjà pris ‘perpet’ !_« 

Des faits « trop ​​difficiles à croire » selon l’un des avocats de la famille de la victime

Au cours de son plaidoyer, Maître Didier Seban a dévoilé les arguments qui, selon lui, soutiennent la culpabilité de l’accusé : « Tous les éléments recueillis par les recherches nous conduisent à Jacques Rançon : les circonstances dans lesquelles Isabelle Mesnage est décédée, le fait que _c’était son terrain de chasse_. Nous avons fait valoir qu’il s’agissait peut-être du premier meurtre connu de sa carrière de tueur en série et que la cour d’assises devrait donc être condamnée. »

Pour Didier Seban, « Jacques Rançon a un intérêt à démentir : il ne veut pas être considéré comme un tueur en série. Et dans son esprit un troisième meurtre ferait de lui un tueur en série. En revanche, nous sommes dans sa région, celle de son père, sa mère, ses amitiés d’enfance. être reconnu comme un meurtrier dans la région où il est né et où il habitait, c’est trop dur à prendre et tout simplement insupportable pour lui. »

La matinée de samedi sera consacrée aux plaidoiries du procureur général et de la défense. Le verdict est attendu dans la journée.

#nest #pas #moi #Jacques #Rançon #nie #fermement #toute #implication #dans #mort #dIsabelle #Mesnage

QU’EN PENSEZ-VOUS?

[comment]

PUB

Laisser un commentaire, votre avis compte!

[gs-fb-comments] [comment-form]

Laisser un commentaire, votre avis compte!