Chine : un homme tué par un hantavirus, pourquoi il ne faut pas s’inquiéter

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    L’information a fait souffler un vent d’inquiétude sur les réseaux sociaux mardi 24 mars. Le média chinois The Global Times a révélé le 24 mars qu’un citoyen chinois résident de la province du Yunnan était décédé lundi des suites d’un hantavirus, une maladie rare, transmise par des rongeurs.

    Le terme “hantavirus”, du nom du pathogène à l’origine du décès, s’est rapidement retrouvé parmi les sujets les plus discutés à travers la planète sur Twitter, les internautes redoutant l’émergence d’une nouvelle pandémie mondiale. Heureusement, il n’en est rien.

    Comme l’a rappelé très promptement Numerama mardi, les hantavirus sont des pathogènes bien connus de la communauté scientifique qui n’ont rien à voir avec le nouveau coronavirus SARS-Cov-2 responsable de l’infection au Covid-19.

    Des maladies rares transmises par des rongeurs

    Les hantavirus sont des virus portés par des rongeurs infectés que l’on trouve surtout dans les zones rurales, dans les forêts ou les habitations, dans les granges, greniers, cabanes ou remises abandonnées, comme le campagnol roussâtre et le mulot à collier. Ils peuvent être transmis aux humains en se propageant dans l’air par différents vecteurs comme les particules émanant de leurs selles, de leurs urines ou de leur salive.

    Les humains peuvent contracter une infection à un hantavirus en inhalant ces gouttelettes en suspension dans l’air ou des poussières d’excréments mais aussi lors d’un contact direct entre une matière contaminée et une peau éraflée ou lors de l’ingestion d’un aliment qui a été au contact d’un rongeur infecté.

    Une fois dans l’organisme, ce virus peut provoquer après deux à trois semaines d’incubation un syndrome pulmonaire pouvant occasionner une grave défaillance respiratoire ou une fièvre hémorragique à syndrome rénal, selon le type de virus, explique Santé publique France. Des maladies qui s’avèrent parfois mortelles pour lesquelles il n’existe pas de vaccin ni de remède spécifique.

    Quasiment pas de transmission d’humain à humain

    Mais comme le souligne l’agence fédérale de santé publique des Etats-Unis (CDC), les hantavirus ne peuvent pas être transmis d’une personne à une autre, même en touchant ou en embrassant un individu atteint de la maladie. “En Europe, il n’y a pas de transmission interhumaine”, peut-on aussi lire sur le site du ministère de la Santé. Seuls quelques rares cas de transmission de personne à personne se sont produits avec un hantavirus sud-américain des Andes en Argentine.

    Comme le rappelle Numerama, on répertoriait seulement 728 décès aux Etats-Unis en 2017 depuis le début de la surveillance de la maladie en 1993. Et aucune crise épidémiologique n’a jamais été déclenchée par un hantavirus. La trentaine de passagers du bus qui ont côtoyé l’homme décédé en Chine lundi ont été testés, mais il est peu probable qu’ils soient infectés, indique le Global Times.

    Comment éviter d’être contaminé

    Des précautions simples peuvent être prises pour éviter d’être contaminé par un hantavirus : éviter les contacts direct avec les rongeurs, leurs excrétions ou leurs nids, porter des gants en cas de manipulation, ne pas pénétrer dans des locaux abandonnés en zone rurale, ne pas s’exposer aux poussières lors du nettoyage de tels locaux et lutter contre la présence de rongeurs dans les habitations.


    SOURCE: https://www.w24news.com

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