Ebene Magazine – Affaire « écoutes téléphoniques »: l’heure du jugement pour Nicolas Sarkozy

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Ebene Magazine - Affaire "écoutes téléphoniques": l'heure du jugement pour Nicolas Sarkozy

Défis

politique

Par

AFP

le 1er mars 2021 à 00h53

4 min de lecture

Nicolas Sarkozy sera-t-il le deuxième ancien président après Jacques Chirac à être condamné sous la Ve République? Le tribunal correctionnel de Paris a annoncé lundi son verdict dans l’affaire dite des «écoutes téléphoniques» après de sévères revendications en décembre.

La présidente de la 32ème chambre, Christine Mée, doit commencer à lire sa décision à partir de 13h30 et dire si l’ancien chef de l’Etat a été reconnu coupable des crimes de corruption et de trafic d’influence qu’il a démenti.

Le 8 décembre, le procureur national du Trésor (PNF) a ordonné à l’ex-président de 66 ans d’être condamné à quatre ans d’emprisonnement, dont deux ont été réglés parce que l’affaire «dévastatrice» avait porté atteinte à l’image du président « Il y avait eu des effets ».

Quelle que soit la décision du tribunal, elle sera historique, plus de neuf ans après que Jacques Chirac a été condamné à deux ans de prison pour emplois fictifs dans la ville de Paris.

Cette décision sera également d’une importance cruciale pour Nicolas Sarkozy, qui fait face à un deuxième procès dans l’affaire Bygmalion le 17 mars, lié aux coûts de sa campagne présidentielle de 2012.

Nicolas Sarkozy, qui est depuis 2016 retiré de la politique, mais toujours très populaire de la droite un an avant la prochaine élection présidentielle, a insisté pour être « emporté par cette honte ».

L’affaire des « écoutes téléphoniques » continue de Année en arrière 2014. À l’époque, l’utilisation de WhatsApp et d’autres messages cryptés n’était pas très répandue, a souligné l’ancien chef de l’Etat.

Dans le cadre de l’enquête sur les soupçons de financement libyen pour sa campagne présidentielle de 2007 – qui lui a depuis porté quatre chefs d’inculpation – les juges constatent que Nicolas Sarkozy utilise une ligne téléphonique secrète ouverte sous le pseudonyme de «Paul Bismuth» pour communiquer avec son avocat Thierry Herzog.

Une dizaine de leurs conversations ont été transcrites. Après l’allégation, ils prouvent qu’un « pacte de corruption » a été conclu entre Nicolas Sarkozy, son avocat et l’ancien haut juge Gilbert Azibert.

Pour des raisons répressives, Gilbert Azibert a transmis des informations secrètes sur Thierry Herzog et a tenté d’influencer une plainte en cassation initiée par Nicolas Sarkozy à la lisière de l’affaire Bettencourt. En contrepartie, il a accepté de soutenir la candidature du magistrat, alors avocat général dans une chambre civile de la plus haute juridiction, pour un poste prestigieux à Monaco.

« Il a travaillé quand même! » Me Herzog débute notamment dans l’un des échanges lus lors de l’audience.

La même peine – quatre ans d’emprisonnement, dont deux fixes – a été demandée contre les trois accusés, accompagnée d’une requête pour l’interdiction d’exercer Me Herzog pendant cinq ans.

Ces conversations n’étaient que des « bavardages entre amis », ont fait valoir les avocats de la défense, qui ont ridiculisé les « fantasmes », les « hypothèses » et les « plaintes » du procureur.

Face à un « désert de preuves », ils ont conjointement plaidé pour la libération des accusés, qui risquent dix ans de prison et une amende d’un million d’euros.

Au tribunal, ils ont fait valoir que Nicolas Sarkozy avait échoué devant la Cour de cassation et que Gilbert Azibert n’avait jamais eu de poste à Monaco. Cependant, en vertu de la loi, il n’est pas exigé que la considération ait été donnée ou que l’influence soit réelle pour caractériser les crimes de corruption et de trafic d’influence.

Tout au long du processus, dans une atmosphère orageuse, la défense a l’un a renvoyé un dossier «poubelle» demandant l’annulation de l’ensemble de la procédure sur la base d’écoutes téléphoniques «illégales» parce que la confidentialité de l’échange entre un avocat et son client a été violée.

Les avocats des accusés ont également torpillé une enquête préliminaire parallèle du PNF. Dans le but d’identifier une éventuelle taupe qui a pu informer Thierry Herzog en 2014 que la ligne bismuth était «connectée», les factures de téléphone détaillées («fadettes») ont été déduites.

Il a fermé près de six ans après son ouverture. Trois juges du parquet des finances, en particulier son ancien chef Eliane Houlette, sont concernés par une enquête administrative depuis septembre dont les conclusions sont imminentes.

Dans ce contexte tendu, l’actuel responsable du PNF, Jean-François Bohnert, est venu en personne le jour de la mise en accusation pour défendre l’institution qui était en train de se créer lorsque l’affaire du «knock» a éclaté et pour assurer: « Personne ici ne fait ça. » ne cherchez pas à vous venger d’un ancien président de la République « .

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