FRANCE: Municipales à Athis-Mons : à quand la fin de la construction de logements ?

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Sollicités dans le cadre des élections, certains de nos lecteurs s’interrogent sur l’offre de logements à Athis-Mons, où de nombreux programmes immobiliers sont en cours de réalisation.

En pleine campagne des municipales, « Le Parisien » invite ses lecteurs à lui envoyer les propositions qu’ils souhaiteraient voir émerger avant de se rendre aux urnes les 15 et 22 mars. Aujourd’hui, nous nous penchons sur la question de la construction de logements à Athis-Mons.

Ce qui existe déjà

La commune d’Athis-Mons est déjà bien fournie en logements. Sous la précédente mandature du socialiste François Garcia, c’est par dizaines ou centaines que de nouveaux logements sont sortis de terre ici et là en ville. Ce qui contentait certains, en quête d’un endroit où s’établir souvent en famille, inquiétait déjà d’autres témoins de cette expansion immobilière. Selon les chiffres de l’Insee, la population est passée d’un peu moins de 30 000 habitants en 2012 à près de 35 000 habitants en 2017. La commune devrait compter encore un peu plus de monde dans les années à venir, entre les programmes en cours de réalisation, ceux qui ont été validés et signés ces dernières années, et les projets en gestation. Des milliers de nouveaux logements sont évoqués ou envisagés pour les années à venir.

Ce qu’attendent les habitants

Guy, 60 ans, n’est pas surpris de voir les immeubles pousser ici comme des champignons, dans la continuité de ce qui s’est fait sur le territoire contigu de Juvisy-sur-Orge. Mais il a un souhait : « Il faudrait créer un maximum d’espaces verts, estime ce riverain. C’est agréable de se balader sur les bords de Seine et il faut que cela soit toujours le cas à l’avenir. »

Ailleurs en ville, les inquiétudes en matière d’urbanisme s’expriment volontiers. « Il y a assez de monde à Athis-Mons, tempête Jean-Pierre, 58 ans. Pourquoi construire toujours plus ? » Romain, 28 ans, n’a pas peur de la densification, mais de ses conséquences si l’offre de services ne suit pas. « Les logements, c’est bien, mais il faudrait par exemple des écoles et de nouvelles crèches, sinon cela va être problématique. »

Ce qu’en disent les candidats en lice

« C’est l’un des thèmes très importants de la campagne », souligne Julien Dumaine, conseiller municipal d’opposition (DVD) qui brigue le fauteuil de maire. Menant actuellement une bataille de chiffres sur la thématique du logement avec la liste de Christine Rodier, la maire (LR) sortante, il met en avant un engagement : celui de « revoir tous les projets d’urbanisme, dans la mesure où cela ne mettrait pas en péril les finances de la commune, et s’attacher à régler les problèmes existants ».

De l’autre côté de l’échiquier politique, Olivier Finel (LFI), est au moins d’accord sur ce constat fait par son concurrent. « Il faut faire une pause, autant que possible. L’augmentation de la population est inéluctable, mais il faut avoir une vision sur le long terme, notamment en matière de services publics. Depuis quinze ans, on met la charrue avant les bœufs. »

Pour le socialiste Jean-Jacques Grousseau aussi, construire du logement est nécessaire. « Mais pas de cette manière, pas en dénaturant le cadre de vie », pointe le candidat, qui veut notamment limiter les hauteurs des futures constructions le long de la N 7 et « protéger les zones pavillonnaires ».

Dans un texte publié sur Facebook en réaction aux accusations de bétonnage, l’équipe de Christine Rodier explique que « les 1 300 logements envisagés sur le secteur N 7 et inscrits au Schéma directeur de la région Ile-de-France sont donnés à titre indicatif. Ils ne correspondent pas à des projets précis et validés par le maire. Leur réalisation pourrait s’étaler sur quinze ans. »


SOURCE : https://www.w24news.com/france-municipales-a-athis-mons-a-quand-la-fin-de-la-construction-de-logements/?remotepost=54018

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