Bondage et hauts salaires : la sociologue Alizée Delpierre s’interroge sur les serviteurs des super-riches

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Derrière les grilles des hôtels particuliers, dans les intérieurs haussmanniens des très beaux quartiers parisiens, une étrange cohabitation s’opère. Cuisinières, couturières et gouvernantes, toutes domestiques à plein temps, travaillent jour et nuit au service de quelques milliers d’ultra-riches.

Le sociologue Alizée Delpierre a passé des années à rechercher ces millionnaires et ceux qui les servent, et est devenu un temps lui-même garder les enfants au service d’une famille aisée. Elle raconte, depuis ce lieu de reproduction discrète des inégalités que constitue la maison, comment les premiers consolident leur privilège de classe en s’offrant l’engagement illimité de travailleurs invisibles qui rêvent d’ascension sociale.

Qui sont les femmes de ménage qui travaillent pour les riches ?

Alizée Delpierre. Ce sont majoritairement des femmes, mais il y a aussi quelques hommes, parfois diplômés, pour la plupart célibataires. Ils travaillent tous huit ou dix heures par jour, souvent plus, dormant chez leur employeur ou à proximité. Ces grandes maisons sont un miroir grossissant de la division sexuelle du travail. Les servantes issues de l’immigration, peu diplômées, et les femmes s’occupent du ménage, font la lessive ou sont commis de cuisine. Les hommes sont majordomes, chauffeurs, cuisiniers. Il y a aussi une forme d’essentialisation raciale : par exemple, les femmes noires seront considérées comme de meilleures nounous parce qu’elles sont censées être plus aimantes. ces stéréotypes

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Source: nouvelobs.com

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