La Nupes s’empare de la “ComFi”, Le Pen veut changer de place, Montebourg de retour

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Douze jours après le second tour des élections législatives, Nupes s’est finalement vu confier la présidence de la commission des finances.

La Nupes remporte la “ComFi”

Après une longue tension, Eric Coquerel sera en effet président de la commission des finances pendant (au moins) un an. « Les membres des commissions permanentes sont nommés en début de législature et chaque année suivante », précise le règlement de l’Assemblée Générale. Il l’a emporté par 21 voix contre 11 pour le candidat du Rassemblement national, Jean-Philippe Tanguy. Vient ensuite Véronique Louwagie (LR) avec 9 voix. La majorité des députés se sont abstenus.

10 choses à savoir sur Eric Coquerel, député LFI élu président de la commission des finances

Il aura fallu pas moins de trois tours pour départager les candidats, au cours desquels la gauche craignait la mauvaise surprise : une alliance entre les députés d’opposition LR et RN, pour choisir le candidat d’extrême droite. Après avoir échoué à trouver un accord (entraînant trois suspensions de la séance), les deux parties ont cédé pour la première fois à une pause.

Le panache de Courson

L’annulation de l’accord entre LR et le RN pour obtenir la présidence de la “ComFi” serait dû au retrait de la candidature de Charles de Courson (Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires) pour le troisième tour décisif. La raison ? A gauche, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, dans le rôle principal, a dénoncé “l’arnaque” d’une alliance de la droite et de l’extrême droite pour élire ensemble Charles de Courson. Le moyen pour LR de ne pas voter directement pour le candidat d’extrême droite, et pour le RN d’éviter l’investiture de Nupes.

Mais Charles de Courson a clairement refusé d’être élu avec les voix de l’extrême droite. Une position affirmée par son père turbulent, perpétuée par le régime de Vichy, système dont il avait dénoncé le retour à propos de la loi “anti-délinquant”. en 2019. Ayant respecté les valeurs du Front républicain, le député de la Marne a reçu un appel de Jean-Luc Mélenchon pour la “Merci” selon un proche du leader “rebelle” à BFMTV.

Faure se lance dans les mèmes

La Nupes aurait-elle définitivement changé Olivier Faure ? Le premier secrétaire du Parti socialiste est connu pour être discret, sérieux voire sévère et est de plus en plus à l’aise avec la communication. On avait déjà remarqué un changement dans son discours “taille de patron” au Conseil national du PS, avant le vote d’adhésion à l’union de la gauche. Depuis, tweets vicieux et clashs en tout genre (le dernier avec “M le grand moraliste”Raphaël Enthoven) se succèdent, jusqu’aux mèmes d’aujourd’hui :

Montebourg est chaud pour entrer au gouvernement

Qui se souvient quand Arnaud Montebourg était candidat à la présidentielle ? Avec moins de 2% d’intentions de vote dans les sondages et des appels téléphoniques (filmés) à d’autres candidats de gauche tous sur répondeur, il avait finalement renoncé. Mais force est de constater que son échec ne le dégoûte pas de la politique. “Il est convaincu qu’il jouera un rôle”explique un proche de l’ancien ministre du Redressement productif à “Libération”. “Il se dit que la France va devenir ingouvernable et que Macron va avoir besoin de personnalités fortes et qu’il va l’appeler pour lui proposer de devenir ministre.”, reste le même. Il est conseillé d’attendre assis.

Borne décale d’un jour sa déclaration au Parlement

Là encore, le réalisateur gagne du temps. La Première ministre Elisabeth Borne livrera finalement sa déclaration de politique générale au parlement le mercredi 6 juillet — à 15 heures à l’Assemblée nationale, à 21 heures au Sénat — et non la veille comme le prévoyait un précédent décret. . L’histoire laissait un peu plus de temps pour finaliser le nouveau gouvernement, alors qu’Emmanuel Macron lui renouvelait sa confiance et lui ordonnait de réfléchir à un nouveau thromboscopie.

Quelles sont les conséquences si Elisabeth Borne ne se soumet pas au vote de confiance de l’Assemblée ?

Au-delà du moment du remaniement, l’autre question porte sur une décision que Matignon ne cesse de retarder : faut-il ou non rendre des comptes au gouvernement devant l’Assemblée en organisant un vote de confiance ? Problème, le camp présidentiel n’a qu’une majorité relative et ne peut se permettre de faire entrer trop de députés dans le nouveau gouvernement, leurs députés n’ayant accès au Palais-Bourbon qu’après un délai d’un mois. Autant dire que si Elisabeth Borne décide de tenter sa chance, les calculatrices vont chauffer. Si elle refuse l’obstacle, les députés « insoumis » peuvent contre-attaquer en déposant une motion de censure.

Le Pen ne veut pas s’asseoir trop à droite dans l’hémisphère

Chacun a ses propres revendications. Lors de la réunion avec les présidents de groupe jeudi, Marine Le Pen a exigé que les 89 délégués RN ne siègent pas à l’extrême droite de la salle de conférence. Des élus de la majorité et de l’opposition affirment que la cheffe de file du groupe RN a émis le souhait que ses troupes soient installées à la gauche des LR pour surveiller les députés du haut. Une demande finalement refusée.

« Mme Le Pen est arrivée et a dit : je ne veux pas être placée à l’extrême droite de la salle de réunion principale. On lui a rappelé que malgré tout, il y a quelque chose qui s’appelle la science politique que les politologues classent comme l’extrême droite.a déclaré un député à l’AFP.

S’asseoir dans la grande salle de réunion est un moment qui suscite traditionnellement des envies personnelles ou collectives, notamment d’occuper des sièges historiques, comme lorsque Jean-Luc Mélenchon a voulu celui de Jean Jaurès il y a cinq ans. Il y a aussi un historique “place des Alsaciens” – en bas à droite.

Fausses accusations contre Garrido et Corbière : enquête pour fraude

Le parquet de Paris a confirmé jeudi avoir ouvert une enquête pour escroquerie dans la sombre affaire Zemouri-Garrido-Corbière-‘Le Point’. Accusés à tort d’exploiter une femme de ménage sans papiers dans un article finalement retiré du site de l’hebdomadaire, le duo de députés “insoumis” avait porté plainte. Dans une adresse à ses lecteurs mardi, le journal a admis que l’article “s’est avéré être faux” et “mentir”

Journaliste “manipulée”, Lagarde agressée… on résume l’affaire entre Garrido et Corbière au “Point”

“The Dot” appelle maintenant un “fumer à l’extérieur, d’abord” écrit : “Les gens essayaient probablement de vendre une histoire mensongère pour discréditer Raquel Garrido et Alexis Corbière. † L’hebdomadaire explique également que les captures d’écran des SMS prétendument échangés entre le faux employé et Raquel Garrido, et publiés par la journaliste, “formé une coupe grossière”† Cependant, la question principale demeure : qui aurait influencé la campagne des législatives lorsque Raquel Garrido a été élue députée de Seine-Saint-Denis le 19 juin aux dépens du président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde ?

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Source: nouvelobs.com

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