Malgré l’attention portée par la police et les médias aux risques, le phénomène des rave parties s’installe

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Ce fut un week-end mouvementé qui a frappé la région nantaise. Au moins deux rave parties ont été organisées samedi soir, dont l’une a été marquée par des heurts avec la police. Une tendance qui ne faiblit pas.

Depuis la levée des restrictions sanitaires et alors que les discothèques n’ont pas encore rouvert, les autorités sont sommées d’interrompre les fêtes sauvages, n’épargnant aucune région française.

Le département de la Loire Atlantique a notamment été touché par le phénomène ce week-end.

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées le 10 juillet à minuit pour une rave party à Drefféac, rapporte France Bleu.

Selon la radio, les fêtards se sont réunis sur une propriété privée louée pour l’occasion au lieu-dit Catiho. La police a contrôlé et contrôlé ceux qui ont quitté les lieux.

Il y aurait eu près de 500 à 600 participants, pour lesquels une trentaine de gendarmes avaient été mobilisés.

La fête s’est terminée à 14 heures le 11 juillet, après plus de 30 heures de festivités. Les individus se sont progressivement dispersés.

« Je suis un peu vexé car c’est la deuxième fois que le propriétaire quitte son pays pour ce genre de rassemblement », a déclaré France Bleu Philippe Jounym, maire de Drefféac.

Il a également indiqué qu’il ne trouve pas cela « respectueux ou responsable » et a exprimé l’espoir que « rien de mal n’arrivera ».

La radio indique que dans la soirée du 11 juillet, les gendarmes ont effectué des contrôles en trouvant 16 tests d’alcoolémie positifs et 17 positifs aux stupéfiants. De plus, trois conducteurs n’étaient pas en possession de permis de conduire et un passager a même été retrouvé dans un coffre.

Autres soirées mouvementées dans le département

Le soir même, quelque 400 jeunes se sont rassemblés à La Baule et ont fait la fête jusqu’au petit matin. Cependant, la police n’est pas intervenue et une seule personne a été arrêtée pour ivresse sur une voie publique.

La Baule vit déjà sa troisième soirée passionnante depuis l’annonce des résultats du baccalauréat.

La veille, des bagarres avaient éclaté entre environ 300 personnes et la police sur une plage de la ville.

La situation a dégénéré lorsqu’un groupe d’une vingtaine de personnes a tenté de s’installer à la terrasse d’un bar de plage. La police a dû utiliser des grenades et des tirs de LBD.

Dans la nuit du 8 au 9 juillet, les CRS avaient déjà été contraints d’intervenir alors que deux groupes se tenaient prêts à en découdre avant de se retourner contre la police. L’un des fonctionnaires a été blessé à la tête par une selle de vélo et a dû être recousu.

Le triste exemple de Redon

La question des rave parties a défrayé la chronique et s’est inscrite à l’agenda politique depuis l’organisation d’une de ces soirées à Redon, en hommage au jeune Steve Maia Caniço, décédé à Nantes pendant le festival. musique 2019 Le rassemblement a rapidement dégénéré en violents affrontements entre les participants et la police.

Ces derniers ont dû recourir aux LBD et aux gaz lacrymogènes pour disperser la foule.

Une dizaine d’arrestations avaient été effectuées. Six blessures mineures ont été observées parmi les officiels et un fêtard de 22 ans a eu la main arrachée.

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