Présidentielle en Côte d’Ivoire : Gbagbo définitivement hors course ? Voici les réponses

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Alors que l’ex-chef d’État de la Côte d’Ivoire envisage faire retour sur sa terre natale afin de prendre part à l’élection présidentielle d’octobre prochain, Gbagbo pourrait changer d’avis s’il est opportun. Il serait éjecté de la liste électorale provisoire remise aux partis politiques le mercredi 29 juillet 2020.

Après son acquittement par la Cour Pénale Internationale (CPI), l’ex-président ivoirien dit rentrer au bercail, et ce, se porter candidat pour l’élection présidentielle de 31 octobre prochain.

À en croire le média Afriksoir, Gbagbo est purement et simplement éjecté de la liste électorale. Selon le média, après avoir constaté l’absence notoire de leur leader, Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), n’est pas resté sans mots. « La direction du FPI ose espérer que cette omission est le fait d’une erreur qui sera vite corrigée par l’institution en charge des élections en Côte d’Ivoire (…) », a laissé entendre Assoa Adou, l’actuel conducteur du parti. Pour ce dernier, « ce dysfonctionnement qui pourrait concerner des centaines de milliers d’autres ivoiriens anonymes, est la preuve que donne la CEI elle-même de l’échec de la révision de la liste électorale qui doit être impérativement reprise dans la transparence et de façon consensuelle ».

Se basant sur les informations de la CEI, ils sont au nombre de 711, les noms retirés de la liste. Il faut souligner que le retrait de Gbagbo est dû à sa condamnation en janvier 2018, à 20 ans de prison dans l’affaire du « braquage » de l’Agence nationale de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pendant la crise post-électorale ivoirienne. Pour une source qui requiert l’anonymat, et qui dit avoir reçu la décision définitive de la justice, Gbagbo aurait perdu son droit de vote.

Notons que tout comme Laurent Gbagbo, l’ancien président de l’Assemblée nationale Guillaume Kigbafori Soro, de même que Charles Blé Goudé, tous deux condamnés à 20 ans de prison par contumace sont également épargnés. À en croire Emile Ebrotié, porte-parole de la CEI, aucune personnalité n’a été retirée de la liste provisoire.

« On a enlevé personne. Si quelqu’un estime qu’on l’a enlevé sur la liste électorale provisoire, qu’il aille poser le problème au contentieux », a-t-il fait savoir. Du côté de Laurent Gbagbo, ses avocats, notamment Mme Habiba Touré explique que la Justice ivoirienne n’a jamais saisi les conseils de Laurent Gbagbo d’une quelconque décision de condamnation, tout en remettant ce jugement en cause.

« Nous n’avons jamais été judiciairement informés d’une quelconque convocation encore moins d’une condamnation. Ce sont des éléments de communication médiatique que nous avons entendus. Mais qui de toute façon ne vont pas empêcher le président Gbagbo à rentrer au pays », laissera-t-elle entendre sur TV5.

Pour rappel, les Ivoiriens seront aux urnes le 31 octobre 2020 pour désigner le successeur d’Alassane Ouattara.

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