V8, le premier Land Rover Defender pouvant dépasser les 200 km/h

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Par

Nicolas Muller

le 21/07/2021 à 01:01

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TEST – Né comme outil de travail en 1948, le Land Rover Defender n’a pas été conçu pour la vitesse. Mais la nouvelle génération change la donne : si AMG se déchaîne avec la Mercedes-Benz Classe G, pourquoi ne pas faire de même avec le 4×4 britannique ? Qui dépasse les 200 km/h pour la première fois.

Avec son V8 de 525 ch, c’est le premier Land Rover Defender qui peut dépasser les 200 km/h !

Un appareil issu du Land Rover original présenté en 1948 reflète bien sa vocation : une prise de force arrière permet de brancher divers appareils pour les travaux agricoles. Ce 4×4 britannique a été conçu pour être un bourreau de travail dès le départ. Et si certaines versions étaient éligibles à un V8 à essence à partir de 1979, c’est principalement parce que ce bloc Buick d’origine disposait d’un couple suffisamment généreux pour améliorer sa capacité à tirer de lourdes charges. Vouloir conduire de manière sportive dans le premier Defender, c’était un peu comme courir avec des sabots en bois.

La nouvelle génération a changé cela. Le Land Rover Defender a été complètement rafraîchi pour la première fois en plus de 70 ans en 2020 et a adopté la plate-forme Range Rover, ce qui lui permet d’élever ses performances sur route à un tout autre niveau. Signe des temps, ce modèle d’aventurier unique a été développé sur le Nürburgring en Allemagne, un site d’essai pour tous les constructeurs de voitures de sport. « Nous ne voulions pas forcément un comportement de conduite sportif, mais le Nürburgring est idéal pour tester l’endurance d’un nouveau modèle », explique Adam Southgate, ingénieur châssis chez Land Rover.

Avec l’apparition de la version V8, le dernière Gazelle Modesty de : Car s’il existe une Mercedes-Benz Classe G révisée par AMG, pourquoi n’y aurait-il pas un équivalent basé sur le Defender ? ? Le Defender reprend le moteur suralimenté de 5,0 litres des Range Rover et Range Rover Sport, ici dans une version 525 CV… Ce qui promet une version encore plus puissante avec SVR pour l’avenir. Néanmoins, un Land Rover Defender de l’usine de Solihull n’a jamais développé une telle cavalerie. Et pour la première fois un « Def » peut dépasser les 200 km/h : la fiche technique annonce 240 km/h en vitesse de pointe, une vitesse que d’autres versions de la dernière génération pourraient sans doute atteindre si elles n’étaient pas limitées par leurs pneumatiques. . Un seul montage est ici possible : le Continental Cross Contact monté sur des jantes de 22 pouces à 5 branches laissant apparaître des étriers de frein bleus.

Le V8 montre sa santé sur les tronçons autoroutiers à vitesse illimitée. Un Defender n’a jamais proposé de tels pick-up (0-100 km/h peut être atteint en 5,4 secondes). Mais l’aérodynamisme défavorable et la masse (2 603 kg à vide) se font sentir : les performances sont loin d’être aussi explosives que celles d’une Jaguar F-Type, qui utilise le même moteur, par exemple. Voir le paysage défiler si vite, avec les fesses à un mètre au-dessus du niveau de l’asphalte, c’est encore un peu surréaliste, le compteur de vitesse affiche 220 km/h lorsqu’un gros virage nous oblige à nous esquiver. . Malgré le châssis entièrement revu (suspension pneumatique obligatoire également dans la version à empattement court, stabilisateurs augmentés, réglages spécifiques des ressorts et des amortisseurs, etc.), la physique nous le rappelle. Le centre de gravité élevé limite l’imagination… et ne calme pas le conducteur, même si les pneus semblent s’accrocher au tarmac.

Le reste du programme se compose de routes sinueuses, un terrain sur lequel un Defender les temps normaux ne devraient pas être suspendus. Ici aussi, les réglages spécifiques de la version V8 et le choix des pneumatiques atteignent leurs limites. Au détriment de la progressivité : interdiction de rater les freins avec menace d’être embarqué par la foule immense. Mais ce Defender est le premier à disposer d’un mode de conduite « Dynamique » associé à un ESP qui peut être partiellement désactivé. Ce qui permet quelques légères dérives sur l’essieu arrière pour compenser le sous-virage naturel. C’est quand même psychopathique de conduire cette Land Rover de manière sportive, cela semble tellement contre nature. Il faut beaucoup de force pour garder un rythme qui n’est pas si rapide dans l’absolu. Nous préférons rouler en couple et profiter de la sonorité sympathique du V8. Cet argument mélodique mis à part, les autres versions du Defender finissent par être plus amusantes en raison de la flexibilité rembourrée de leur suspension. Même si le Defender V8 reste très confortable.

Même avec un tempérament plus sportif, un Defender reste un Defender avec des capacités tout-terrain impressionnantes. Comme ses frères, le Defender V8 est capable de franchir des gués de 3 pieds de profondeur et dispose d’une variété de modes de conduite pour affronter n’importe quel terrain accidenté. Nous l’avons vu sur un parcours tout-terrain très difficile préparé par les équipes Land Rover. Sans changer de pneus, nous avons gravi une pente raide sans verser une seule goutte de sueur. Le couple généreux du V8 (625 Nm), la transmission sur courte distance et les nombreuses aides électroniques aident à digérer l’obstacle… même s’il aurait sans doute été plus facile de doser l’accélération avec la version hybride rechargeable et l’aide électrique moteur.

Pour le dessert, Land Rover nous a donné accès à un stage de formation rallye raid, agrémenté d’un petit Defender V8. Trois rounds, c’est peu pour réaliser tout le potentiel de cette véritable arme de guerre sur un tel terrain. Cette version des années 90 (auparavant ce chiffre correspondait à la longueur de l’empattement en pouces de la courte trois portes, seule la référence historique justifie encore ce nom de famille) gagne en agilité par rapport à la longue empattement 110. Il faudrait des heures et une vraie conduite expérience sur terre pour tirer le meilleur parti du Defender V8, qui sillonne les courbes avec délectation et est parfaitement intuitif dans ses réactions et transferts de masse.

Le Land Rover Defender a la réputation d’aller partout. Ce nouveau Defender V8 va partout mais vite. Par rapport à sa concurrente allemande, la Mercedes-Benz Classe G, il manque peut-être de progressivité dans les réactions, d’imagination dans les courbes et d’exubérance sonore, mais c’est presque touchant de voir le constructeur britannique comme la Cigarette des Condamnés, en passant par le Lancer une machine qui est à risque en raison de ses émissions de CO2 qui atteignent au moins 332 g/km. Cela lui a évidemment valu une amende écologique maximale de 30 000 €, en plus des 127 739 € pour la version courte et de 131 339 € pour la version longue. A ce niveau de prix, la consommation d’environ 13 l/100 km en fonte (et jusqu’à 33 l/100 km si on utilise les ressources du V8) semble sans importance…

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